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 [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.

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Petite Colline
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MessageSujet: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Ven 15 Avr 2016 - 0:25

Bonjour à tous !
Me voilà pour poster ma première histoire sur le forum :3 Bon, c'est que le premier chapitre et j'ai pas encore de titre pour l'histoire, alors voilà... Si vous avez une idée n'hésitez pas xD Merci d'éviter les propos méchants, je ne suis pas là pour me faire insulter, par contre, je lierai attentivement toutes les critiques bien développées et justifiées et tenterais d'appliquer les conseils qui vont avec ^^

Bonne lecture !



Chapitre I – La Pesée.

« Vous êtes des Humains Indésirables. Cela signifie qu'aucun droits ne vous sont octroyés, et que vous êtes condamnés à mourir d'ici quelques années - pour les plus chanceux. » Discours des Gérants lors de la création de l'Élevage.



Au fur et à mesure que la journée avançait, ma respiration devenait de plus en plus irrégulière et saccadée. Je savais ce qui allait arriver. Quelle douleur j'allais ressentir lorsque l'heure du repas du soir arriverait et que tous mes semblables, les Humains Indésirables se réuniraient dans la Grande Salle. Mon coeur se serrait à l'idée de subir une nouvelle fois cette opération, et j'étais déjà désespérée de voir certains d'entre nous – ou peut-être moi – disparaître et ne jamais revenir ; personne ne savait ce qui leur arrivait. Mourraient-ils durant la Pesée, trop vieux ou trop faibles pour y résister ? Tentaient-ils désespérément de s'enfuir dans une montée d'adrénaline inconsciente ? Le mystère planait au-dessus de ces Disparus jusqu'à ce qu'on en garde qu'un simple souvenir. Je me rappelais vaguement d'Élio, un adolescent qui, comme moi, était né ici ; il avait des idées de rébellion, et du haut de ses 15 ans à l'époque (pendant que j'en avais 7 de moins), de temps en temps, le soir, il me racontait des histoires sur l'Extérieur. Il ne me disait jamais d'où ces informations lui venait, il gardait toujours un certain mystère ; mais voir la passion avec laquelle il contait ses histoires suffisait à me faire imaginer un monde meilleur, plus beau.
L'Élevage dans lequel je vivais était plutôt grand : il avait plusieurs pièces quasiment similaires, dont les murs qui s'étendaient vers le haut étaient lisses et solides, le sol était un simple carrelage sur lequel trainait des gravillons et les quelques luminaires qui nous éclairait étaient des ampoules qui clignotaient, mal alimentées. C'était sombre, lugubre et souvent, on ne distinguait des autres Humains Indésirables que la maigre et maladroite silhouette dans ce lieu ténébreux. Il fallait se tenir sous une source de lumière pour pouvoir apercevoir – au minimum possible – les traits du visage de son camarade.
En ce jour de Pesée, je tenais fermement la main de Mikk, mon petit frère de quatorze ans et avançait dans le Couloir de la Nuit. C'est ici que tous les Humains Indésirables dormaient durant plusieurs années avant de finir par se faire abattre. Du haut de mes seize ans, je savais déjà que je n'en avais plus que pour quelques années au sein de l'Élevage si tout se passait comme prévu : ils finiraient par m'assassiner pour que je finisse dans l'assiette des hommes de l'Extérieur. En tant qu'Humaine Indésirable, j'étais destinée à finir comme un boeuf dans un abattoir, déchirée sous les lames d'une machine ou coupée sous un couteau bien aiguisé. Le principal problème, c'est que nous étions de toute manière destinés à finir morts. Certains avaient bien tenté de s'ôter la vie, mais que faire dans cet endroit à part sauter du haut de son matelas ou bien tenter de prendre un caillou assez pointu pour se percer la peau ? Rien n'était suffisant, et c'était une lente torture vers notre sombre destinée.
Nous suivions doucement le rythme imposée par la foule devant nous. Un chuchotement permanent venait de l'ensemble, sifflement familier à mes oreilles. Je me tournais vers mon frère qui gardait la tête levée, observant le Couloir de ses yeux sombres – un marron, quelques tons plus foncé que les miens –  comme si c'était la première fois qu'il le voyait. Je pouvais sentir sa peur à travers sa main moite que je tenais, bien qu'il tentait de me le cacher.

« Mikk, chuchotais-je, ne t'en fais pas, ça va bien se passer, comme à chaque fois.
- Je sais, mais je me sens... bizarre, répondit-il.
- C'est juste l'angoisse, ne t'en fais pas.
- Alors que j'ai déjà fait la Pesée plusieurs dizaines de fois ? rétorqua mon frère. Aria, ni toi, ni moi ne croyons à ce mensonge. »

Il avait raison. Je tentais tout de même – vainement – de le rassurer, privilégiant mon rôle de grande soeur plutôt que tenter d'être réaliste. Je ne voulais pas m'inquiéter sur ce fait.

« Tu es simplement fatigué, ou stressé. Tu as mal dormi ? le questionnais-je.
- On ne dort jamais bien, ici, de toute manière. »

Devant les arguments de mon frère – terriblement pessimistes mais tout autant réalistes –, j'abandonnais la lutte et me contentais de continuer à marcher en silence.
Je me concentrais simplement sur mes bruits de pas, gardant la tête fixée vers le sol pour calmer les battements de mon coeur. Mikk n'avait pas tellement tort : je sentais une tension dans l'air, électrique, prête à exploser, et l'ensemble planait dans la salle comme un vautour prêt à attaquer sa proie. La démarche de la Pesée était devenue tellement normale, mais toujours si inquiétante, si bien que je me demandais si cette pression n'était pas simplement le fruit de mon imagination.
Nous arrivions au bout du Couloir de la Nuit et tournions à droite en direction de la Grande Salle lorsque j'entendis une petite voix s'élever.

« Quelque chose ne va pas, gémissait la fillette... Quelque chose ne va pas... »

Elle répétait cette phrase une nouvelle fois, encore et encore, comme un automatisme. Elle s'insérait dans ma tête, résonnant, et je me bouchais les oreilles par réflexe tout en fermant les yeux; j'arrêtais ma marche régulière. Pourtant, la fillette continuait de pleurnicher en me murmurant cette phrase, de plus en plus faible.

« Aria ? m'appela une voix lointaine. »

J'essayais d'émerger, ouvrant difficilement mes yeux mais j'étais paralysée.

« Aria ! lança une nouvelle fois la voix que je reconnu comme celle de mon frère. »

La phrase répétitive de la fillette sortit enfin de mon esprit et je sentais le regard de Mikk posé sur moi alors que la foule avait continué d'avancer mécaniquement, m'ignorant totalement. Doucement, il prit mes avant-bras pour retirer mes mains de mes oreilles et je les laissais retomber mollement le long de mon corps. Une nouvelle fois, j'avais été prise d'une vision, mais uniquement auditive.
Feignant de n'avoir rien fait, je me remettais à avancer, suivie par mon frère.

« Une fillette pleurait en disant que quelque chose n'allait pas, lançais-je à Mikk.
- Encore une vision, en déduisit-il. Je t'avais dit que ça ne tournait pas rond, aujourd'hui. »

Je gardais le silence. Il n'avait peut-être pas tellement tort, mais je préférais croire que ce n'était qu'un simple engrenage de coïncidence. Depuis que j'étais petite, j'avais toujours eut de nombreuses visions, m'indiquant des événements à venir ou me protégeant de dangers. Je n'ai jamais su pourquoi et elles continuaient de venir de temps en temps.
Le couloir s'élargissait progressivement, offrant plus d'espace et finissait par déboucher sur la Grande Salle. Nous y entrâmes et nous dûmes nous séparer : un côté pour les filles et un pour les garçons. Je serrais une dernière fois la main de mon frère avant de m'éloigner de lui.
Une longue attente arriva et je dus patienter pendant des heures qui me parurent être aussi longues que des journées entières – comme à chaque fois, finalement. Au bout d'un certain temps, des Gérants vinrent nous apporter un morceau de pain et un peu de soupe pour que l'on puisse tout de même s'alimenter et s'hydrater, et une demi-heure plus tard tout au plus, c'était à mon tour pour la Pesée.
J'inspirais un bon coup puis relâchais tout dans une tentative inefficace de me détendre. Lorsque je m'avançais, je fus prise d'un mal de tête que j'ignorais du mieux possible.
Cette opération, du nom de Pesée, servait au recensement des Humains Indésirables dans chaque Élevage. Elle se déroulait dans une boîte en métal qui se refermait sur nous dès que nous étions dans la bonne zone. Elle donnait chaque information définie comme importante pour eux. Néanmoins, elle nous apporte à chaque fois des nausées, une fatigue musculaire et surtout une migraine de plusieurs jours qui nous empêche d'être réellement actifs pendant environ une semaine. À chaque cri que nous poussions, nous recevions une décharge électrique et nous étions obligés de recevoir des injections.
En temps qu'Humains Indésirables, les Gérants estimaient que la douleur était un cap à passer car nous ne méritions que ça.
Je montais quelques marches avant d'arriver face à une grande porte, encadrée par deux Gérants. En me voyant, ils me toisèrent avec dégoût, puis ouvrirent la porte sans pouvoir s'empêcher de rire entre eux une fois que j'étais entrée. Je me retenais de leur sauter à la gorge – de toute manière, je n'avais ni la force, ni le courage – et avançait dans la salle de la Pesée. Elle était ronde, les murs se rejoignant tels une voute au plafond et offraient un grand espace. Il y avait énormément de machines, et six Gérants se tenaient tous à leur postes, dont un assez vieux aux cheveux gris et aux yeux de la même couleur juste devant le bloc destiné à nous enfermer pour la Pesée. À travers le mur, j'entendis un cri de douleur, qui provenait du côté des garçons. Il m'offrit un frisson et en essayant de ne pas y penser, je m'avançais vers le carré tracé à la peinture blanche au sol qui indiquait l'emplacement du bloc. Comme des soldats bien rangés, nous devions faire bonne figure et nous connaissions la démarche par coeur. La tête baissée, je m'arrêtais un pas avant la marque de peinture, et le Gérant s'adressa à moi, grognant son discours habituel.

« Tu connais l'histoire : tu entres, tu ne dis pas un mot – chaque gémissement sera une perte de temps et une décharge supplémentaire – et tu laisses les choses se faire. »

Tout en hochant la tête, je faisais le pas qui me séparait de la limite et levais le regard. Le sol s'ouvrit au niveau du marquage, laissant d'épaisse parois métallique sortir du sol et se dresser autour de moi, avant de se joindre quelques centimètres au-dessus de mon crâne, me laissant dans un noir complet, jusqu'à ce qu'une faible lueur vienne du sol : un cercle de verre recouvrait une ampoule incrustée dans le bloc. Je restais droite, lorsqu'un bruit de fond, un simple grésillement vint couvrir le silence de la pièce. Rapidement, la voix robotique habituelle se mit à parler :

« Nom : Aria. N°61. Âge : 16 ans. Née ici. Taille : 1M60. Situation actuelle pour l'Élevage : Trop maigre. »

Pour l'instant, tout allait bien, si l'on ignorait mon poids – mais tout le monde était comme ça, dans l'Élevage, et les rares chanceux assez bien nourris ne restaient pas bien longtemps avec nous.

« Première injection, lança la voix. »

Une seringue tenue par un membre métallique se planta brusquement dans mon bras, contournant mon pauvre t-shirt en lambeaux et m'arrachant un cri de douleur que je n'avais pas pu contenir. Je connaissais déjà la sanction que j'allais recevoir et tentais donc de me calmer bien que tout mon corps était tendu. Troquant sa seringue vide par des électrodes, la fine et solide branche de fer s'approcha de moi pour me faire subir une décharge électrique. Alors que je m'attendais à être envahie du sentiment foudroyant d'être électrocutée, seule la froideur du lieu m'atteignit et m'offrit un tremblement. Une explosion retentit soudainement, me faisant sursauter et je laissais échapper un cri. Qu'est-ce qui était en train de se passer ? Une forte odeur se faisait sentir, même au travers du bloc alors que le silence reposait dans la pièce – mais je devinais la panique dans la Grande Salle.
Doucement, le bras métallique se rétracta et les murs de l'emplacement de la Pesée s'enterrèrent pour me permettre de ressortir dans la salle des machines. J'arrachais les électrodes de mon corps et les jetais par terre.
Il n'y avait plus aucun Gérant dans la pièce. Un des appareils avait explosé, répandant des débris aux alentours et enflammant les autres autours. Une épaisse fumée flottait et m'empêchait de voir correctement, tout en envahissant mes poumons. Au loin, j'apercevais une des portes de sortie grande ouverte, un appel à la liberté pour moi. Je m'avançais pour sortir le plus vite possible de cette pièce : j'asphyxiais, et à chaque fois que je toussais, une fumée noire s'échappait de ma bouche. Je plaquais ma main devant mes orifices respiratoires et me mit à courir dans la salle pour m'enfuir au plus vite. J'entendais des cris dans la Grande Salle et la forte voix des Gérants qui étaient auparavant postés à l'entrée qui criaient pour tenter de regrouper tous le monde et de calmer l'ensemble.
J'essayais de me concentrer sur mon objectif pour ne pas me laisser distraire et m'en aller au plus vite, car non seulement je pouvais partir de cet Élevage qui a composé les seize premières années de ma vie, mais aussi puisque ma gorge commençait à se serrer à force de respirer cet air pollué. Je courais alors que mes poumons étaient douloureux et que je toussais régulièrement. J'arrivais à la porte de sortie, et je fus soudainement prise de regrets vis-à-vis de mon frère : je ne l'avais pas pris avec moi. Une hésitation s'empara soudainement de moi, me bloquant dans mon chemin. Je m'arrêtais, le regard tourné vers la porte qui dirigeait vers la Grande Salle. Mikk était-il dans l'autre pièce de la Pesée ? Avait-il été blessé ? Ou bien il n'avait pas eut le temps de passer et était toujours avec les autres Humains Indésirables ? Je n'avais pas le temps, pas le choix : je décidais de partir.

« Désolée, petit frère, murmurais-je au milieu de la poussière et du brouillard sombre. »

Je fermais la porte derrière moi et continuais mon chemin. S'il y a une chose dont j'étais persuadée, c'est que je n'étais pas à l'Extérieur. J'étais simplement dans un nouveau lieu, toujours coincée entre quatre murs. Néanmoins, il y avait beaucoup moins de fumée.
L'endroit était quasiment vide – comme un simple point de passage – et à chaque fois que je faisais un pas supplémentaire, le bruit de mes pieds nus sur les morceaux de verre brisé résonnait dans la pièce, amplifiant le son. Je sentais déjà que je m'étais ouvert la peau, mais je n'y pensais pas : ce n'était pas ma priorité à l'heure actuelle. Le silence était maître des lieux et contrastait avec le bazar que j'avais entendu il y a quelques minutes. Je m'accroupissais quelques secondes, prise d'une toux incontrôlable. Ma tête tournait, la fumée qui avait envahit mes poumons m'épuisant. Lorsque je repris ma respiration et que j'étais plus calme, je me relevais et décidais de passer à la suite. Deux solides portes se trouvaient face à moi. Je m'approchais de l'une d'elle pour l'ouvrir, mais elle était totalement fermée. Je me dirigeais donc vers la deuxième que je pus ouvrir sans efforts et entrais dans ce nouvel endroit. La porte claqua, se refermant seule, sans que j'ai besoin de la pousser et me faisant sursauter. J'avançais prudemment au milieu de la salle étrangement vide – comme toutes les autres, d'ailleurs –, en quête de liberté, en direction de l'Extérieur. Si cet endroit était similaire à ce qu'Élio m'avait raconté, plus jamais je ne verrai mon Élevage de la même manière.
J'avais toujours vécu dans cette structure entièrement métallique, mal éclairée et froide, alors rien que de songer à pouvoir observer le ciel, cette infinie étendue bleue et être réchauffée par le soleil, l'astre brûlant m'emplissait de joie. Je voulais pouvoir m'allonger dans l'herbe, privilège réservé aux gens libres, et surtout, je voulais pouvoir sentir la caresse du vent balayer mes cheveux et frôler mon visage. Élio m'avait aussi raconté que, normalement, dans les nuits les plus douces et les plus étoilées, on pouvait apercevoir un nouvel astre : la lune. Je me rappelais à quel point ses yeux brillaient quand l'adolescent racontait cela. Je m'étais bien demandé d'où lui venait toutes ces informations, mais à l'époque, je ne souhaitais pas gâcher la magie et le mystère de l'Extérieur, lieu si proche et si lointain à la fois.
Mais aujourd'hui, il était là, à portée de main ; je ne savais pas si c'était de la chance ou un mirage, mais le résultat était le même et ma joie restait intense malgré mes pieds écorchés et mon visage probablement crasseux.
Je poussais une ultime porte qui s'ouvrit dans un grincement qui irrita mes oreilles et je la refermais –  comme toujours après mon passage –, la mécanique mal huilée réitérant son bruit. J'étais face à un sombre et long couloir, et je devinais uniquement à quel point il était étroit en posant mes mains contre les deux murs de chaque côté de mon corps, la pièce beaucoup trop ténébreuse pour que j'aperçoive quoique ce soit. Néanmoins, au loin, je pouvais voir une lumière illuminer le fond du lieu, si bien que je me mettais à marcher rapidement pour pouvoir y accéder au plus vite. Serais-ce le soleil dont m'avait parlé Élio ? L'Extérieur dont je rêvais depuis tant de temps ? Je ne contrôlais plus mon corps, j'étais prise de tremblements d'excitations et je me mis à courir, le plus vite possible, allongeant mes foulées. J'avais l'impression de voler, je me sentais sur un petit nuage, et tout sortit de mon esprit. Il n'y avait plus que moi et cet autre monde, pourtant si proche de l'Élevage. Les parois autour de moi, pourtant si proches, si sinistres semblaient être à des kilomètres de moi, n'ayant qu'un seul objectif : la porte que je commençais à voir au loin. A vrai dire, je n'avais quasiment l'occasion de courir. Alors pouvoir le faire, actuellement, et dans une telle excitation me rendait complètement euphorique, et même le fait que j'étais totalement essoufflée ne me dérangeait pas le moins du monde ; au contraire, cela me poussait à accélérer.
J'atteignis la porte au bout de quelques secondes. J'étais réchauffée par la lumière qui sortait de la vitre incrustée dans le métal, mes jambes tremblaient et je plissais les yeux, éblouie. J'abaissais la poignée de la porte, hésitante, avant de la tirer vers moi pour l'ouvrir, et je sortais, mes pieds nus sanglants touchant enfin la douceur de l'herbe.

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Dernière édition par Esprit des Collines le Lun 18 Avr 2016 - 21:51, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 21:07

c'est vraiment super !!! j'adore !
Il y a simplement quelques petits détails qui me chiffonnes Razz ... "des heures qui me parurent longues" c'est un peu ... étrange, on dit plutôt "des minutes qui me parurent des heures", enfin je veux dire qu'on utilise les heure pour montrer que le temps parait long ...
"À travers le mur, j'entendis un cri de douleur, qui était du côté des garçons" un cri qui était du coté ?
j'aurais dit "qui provenait de côté", "qui me parvint du côté" ... mais là ce n'est que mon avis personnel !
"il (le cri) m'offrit un frisson" offrir évoque quelque chose de positif et là eh bien ce n'est pas vraiment le cas, je crois ...
sinon c'est vraiment génial, j’espère que tu écrira la suite ;-)
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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 21:39

suite des commentaires : "j'asphyxiais" ? "je m'asphyxiais" plutôt.
"une pièce ténébreuse" ... je crois que l'on dit plutôt ténébreuse pour un trait de caractère ... mais la je ne suis vraiment pas sûre.
et sinon c'est vraiment génial, j'adore l'idée (un peu sadique quand même ... les "humain indésirables")
c'est ... Incroyable, je ne trouve pas d'autres mots !
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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 21:46

Coucou Nuage de Plume !

Merci beaucoup pour tes remarques très pertinentes ! J'avoue que parfois, mes phrases ne sont pas vraiment bien formulées et tu as bien fait de me le signaler, je vais corriger ça ^^
Après, pour le " Il m'offrit un frisson ", c'était une figure de style (un oxymore), c'était donc volontaire que cela s'oppose Sisi
Pour ce qui est du Asphyxier, c'est bel et bien " j'asphyxiais " qu'on dit, car cela équivaut à dire " j'étouffe ", on peut aussi dire " je m'étouffe " ; les deux sont similaires.
Ténébreuse, c'est un adjectif, donc techniquement on peut l'employer n'importe où tant que c'est après un nom Wink

Merci, oui, je pense que je ne vais pas tarder à continuer à écrire ! :D
Si tu trouves ça sadique, tu n'es pas au bout de tes surprises, tu ne sais pas ce que je prépare par la suite (ne t'en fais pas, ça ne sera pas trop sanglant, il y aura des moments de calmes comme des moments plus remplis d'actions), merci franchement, tes compliments me font vraiment plaisir ! Et merci d'avoir pris la peine de lire ! *^*

P-S : Je te demanderai d'éviter les Doubles Post par la suite, je ne crois pas que c'est la première fois que tu fais ça et c'est normalement interdit. Si tu veux ajouter quelque chose tu peux simplement appuyer sur le petit bouton " Éditer ", c'est plus pratique ! Wink

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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 21:51

Ah excuse moi pour les doubles posts, je n'avais pas vu le bouton "éditer" Smile
Et sinon, pour Asphyxier, si tu dis "j'asphyxie" on comprend "je suis en train d'asphyxier quelqu’un" enfin personnellement je le comprend comme ça.
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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 21:54

Sincèrement je sais pas, c'est comme j'étouffe. Il peut être prit dans les deux sens.

• « J'étouffe/j'asphyxie sous l'eau, je manque d'air. »
OU
• « J'étouffe/j'asphyxie l'homme sous un coussin. » (ok c'est glauque xD)

J'irai quand même vérifier par moi-même, mais personnellement ça me paraît correct Sisi

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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 18 Avr 2016 - 22:04

Saluut

Asphyxier peut en effet s'utiliser comme tu le dis, Nuage de Plume, mais à ce moment-là, c'est plus péjoratif qu'autre chose. Je tendrais plus pour "soûler quelqu'un" comme synonyme.

Esprit des Collines écrit un texte littéraire au langage un peu plus recherché que celui qu'on peut trouver dans la vie de tous les jours, aussi elle dit "asphyxier" dans son sens commun, c'est-à-dire "s'asphyxier".

Quant à la compréhension de son texte global, Colly a déjà eu mon ressenti. J'écrirai peut-être des remarques constructives, si j'ai l'envie et le temps.

Amicalement,

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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Ven 22 Avr 2016 - 11:19

Effectivement ... D'accord, j'abdique ! Je me rend !
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MessageSujet: Re: [Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.   Lun 16 Mai 2016 - 20:25

Corrections infimes, ce ne sont en aucun cas des critiques ou autre :


  • "les quelques luminaires qui nous éclairait" il y a juste une petite erreur de grammaire (ou une petite faute d'inattention) : ce sont plusieurs luminaires, donc c'est au pluriel. C'est donc "qui nous éclairaient"


  • Il y a aussi un petit problème (tout petit) de genre : "le rythme imposée par la foule" c'est "un" rythme, donc c'est au masculin " le rythme imposé"


  • "morceaux de verre brisé résonnait" sous entendu plusieurs morceaux, qui sont brisé[u]s.


  • "automatisme", à mon avis, ça se dit plutôt "comme un automate", mais là, ce n'est que moi (et mon petit avis personnel)


  • "d'épaisse parois métallique" "épaisses parois métalliques"



il y en a quelques autres encore, mais tu vois, j'ai pris le temps de les relever parce que c'est vraiment pas beaucoup par rapport à d'autres personnes. J'admire vraiment les échanges que tu fais : tu passe d'un style assez philosophique (ton examen d'écriture basé sur le rêve) à une histoire triste (thème imposé pour l'exam'), sans parler de tes supers RP's, après tu nous écrit sans mal une histoire de science fiction avec des idées géniales et en plus, il y en a vraiment pas beaucoup, des fautes ! (ça vaut la peine de les relever, non ? Razz )

Tout ça pour dire que j'aime beaucoup ce que tu fais, je vais essayer de réfléchir à un titre pour ce roman qui promet d'être super.

Continue d'écrire !!!
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[Science-Fiction] Histoire qui n'a pas encore de nom. Eh oui.
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